Colombie: Voyage sur les terres de l’huile de palme

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L’huile de palme a une sale réputation environnementale. Bien que plusieurs industriels disent prendre un virage vert avec l’adoption d’une certification durable, ces démarches ne font pas l’unanimité. C’est ce qu’a constaté Quatre-Temps lors de son passage en Colombie, quatrième producteur d’huile de palme. 

Article et photos par Emilie en Colombie, publié sur le net ICI

Devant nous, deux charriots débordent de grappes de fruits rouges et orange, de la taille de grosses noix. De la pulpe de ces fruits sera extraite l’huile de palme crue, alors que l’huile de palmiste sera tirée du noyau, en beaucoup moindre quantité. Il y a deux ans, Francisco Alejandro Ruíz, responsable de la Palmeras San Antonio S.A., de 140 000 palmiers à huile (Elaeis guineensis), a débuté des démarches avec son équipe pour obtenir une certification durable, la Certified Sustainable Palm Oil (CSPO). Ce label est le principal à l’heure actuelle, avec un rayon d’action qui touche les plus grandes régions productrices et qui engage des acteurs de tous les secteurs de l’industrie de l’huile de palme. En Colombie, cette certification est encouragée par la Fédération nationale des cultivateurs de palmiers à huile (Fedepalma). Bien que la procédure s’avère ardue pour l’équipe de Francisco Alejandro Ruíz et qu’il manque encore 25% des documents exigés, la motivation est là.

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VIRAGE DE L’INDUSTRIE
Il faut dire que les géants de l’industrie alimentaire comme Nestlé, ou encore Ferrero, fabriquant du Nutella, se sont engagés à délaisser la filière conventionnelle de l’huile de palme pour s’approvisionner uniquement auprès de producteurs certifiés. Ainsi, à l’échelle mondiale, 17 % de la production d’huile de palme est aujourd’hui pourvue de ce label. Cela équivaut à 2,85 millions d’hectares de palmeraies et à 10,95 millions de tonnes d’huile. La Colombie suit la tendance. «Notre objectif est que toute l’huile produite dans le pays soit certifiée, soutient Myriam Martinez-Cardenas, leader social de Fedepalma. Cela nous permettra d’être plus compétitifs sur le marché local et international», ajoute celle qui est entre autres responsable du programme de responsabilité sociale des entreprises. La Colombie est un précurseur du label biologique et le quatrième producteur mondial d’huile de palme, derrière l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande

 

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